lauréats

Lauréats

Le lauréat 2018

Jan SKERSWETAT - Anglia Ruskin University, Cambridge

« Propriétés de la rivalité binoculaire et du groupement interoculaire chez des participants en condition de spectre autistique ».

Des études sur les fonctions binoculaires d'individus en condition de spectre autistique (SA) ont montré de plus grandes proportions de troubles de la vision binoculaire, par ex. prévalence plus élevée de strabisme («strabisme»), d’amblyopie («œil paresseux») ainsi qu’une perception de la profondeur plus faible que celle des populations non autistes. Notre projet interdisciplinaire, intégrant des aspects de vision et de neuroscience, vise à étudier la binocularité des individus au sein du SA. Nous effectuerons un ensemble de tests optométriques pour déterminer si les participants ont une vision binoculaire normale et, dans l'affirmative, nous étudierons la perception visuelle en situation de rivalité binoculaire (compétition interoculaire) et de groupement interoculaire (combinaison interoculaire). Nous étudierons la suppression visuelle et divers états perceptuels mixtes et interoculaires au cours de ces paradigmes que l'on pense être traités dans les zones du cerveau binoculaire. Ce projet améliorera notre compréhension des fonctions de la vision binoculaire dans la population SA et pourra servir à développer un outil d'investigation clinique et de suivi pour évaluer la binocularité des individus au sein de la SA.

La lauréate 2017

Samantha L STRONG - School of Optometry and Vision Science, Université de Bradford

La vision peut être considérée comme normale si et seulement si un percept conscient de notre environnement visuel, qui repose sur le bon traitement cortical (neuronal) des signaux rétiniens au niveau du cerveau, est observe. Le cerveau humain traite les informations visuelles en triant chaque sensibilité du signal dès la rétine (par ex., les couleurs, les formes, la direction). Dès lors, des neurones spécialisés interprètent de manière individuelle ces sensibilités, et ce, avant que toutes les informations collectées soient assemblées pour créer une perception complète. C'est ce que l'on appelle la « spécialisation fonctionnelle » du cortex visual. Chez les humains, de nombreuses aires cérébrales sont responsables du traitement des objets en mouvement entrant dans notre champ visuel. Ces aires nous permettent de gérer correctement notre soi au sein de l'environnement et présentent également des avantages évolutifs puisqu'elles permettent de nous alerter des dangers proches. Le principal objectif de ce projet sera d'étudier les différences bilatérales entre les différentes aires visuelles sensitivo-motrices du cerveau humain, et notamment, l'aire V5 (aussi appelée MT+) et ses subdivisions (MT et MST) présentes dans les deux hémisphères cérébraux. Pour cette étude, les aires sensitivo-motrices des participants seront identifiées grâce à un examen d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Ces données seront ensuite analysées et une stimulation magnétique transcrânienne (TMS) sera envoyée au niveau de chaque aire sensitivo-motrice. L'envoi de ces TMS interrompt momentanément le bon fonctionnement du cortex. Aussi, si une conséquence au niveau comportemental est observée, nous pouvons en conclure que l'aire cérébrale ciblée est importante pour la tâche dédiée. Si des différences de perturbation sont observées entre les aires cérébrales ou au niveau des hémisphères, cela aidera à déterminer le rôle que joue le cerveau dans le traitement de ces signaux visuels.

Poster des lauréats de la bourse 2017

Les lauréats 2016

François DANIEL
Arnaud FOISY
Zoi KAPOULA

Compte-rendu du travail effectué par les lauréats de la Bourse remise en 2016